
Jeudi 14 janvier
Etape 13 TICHIT / ATAR
Notes sur l'étape : Les 100 premiers kilomètres seront disputés dans le lit d'un oued bordé de hautes falaises dans un décor qui ravira les amateurs de beaux paysages.
Les deux ergs qui avaient tant fait "souffrir" certains concurrents l'an dernier seront évités, mais la piste qui mène à Atar reste caillouteuse. Gare aux crevaisons et à leurs conséquences en fin de rallye surtout si les écarts sont faibles.
Notes sur la course : Rien n'est joué avant l'ultime étape difficile.
61 motos, 41 autos et 16 camions ont quitté Tichit ce matin après une nuit agitée au cours de laquelle un certain nombre de concurrents et de suiveurs ont été interceptés et dépouillés de leurs biens personnels et de leur argent, par une bande armée à une soixantaine de kilomètres de Tichit.
Dés leur arrivée au bivouac, les organisateurs mettaient en place les moyens techniques et financiers leur permettant de pouvoir continuer la course et des huit voitures de course braquées, cinq prenaient le départ de la spéciale, les trois autres étant autorisées par le collège des commissaires sportifs à rejoindre Atar en liaison. Les trois quads impliqués reprenaient la piste eux aussi.
Dans la matinée, l'avion de recherche de l'organisation et un appareil du même type appartenant à l'armée mauritanienne, repéraient les fuyards qui s'étaient emparés de quatre voitures (2 voitures de presse privées et deux voitures de l'organisation confiées à des équipes TV). Si l'une des voitures de presse était abandonnée sur la piste, les trois camions également volés (1 camion d'organisation et deux camions de concurrents) étaient retrouvés intacts sur les lieux de l'incident au lever du jour.
Retardé de 30 minutes, le départ de la première moto était donné à 7h30 et la course reprenait ses droits sur les 579 kilomètres conduisant à Atar.
" Ce fut un combat à distance ! " déclarait Thierry Magnaldi (KTM) , vainqueur de l'étape en moto, qui avouait avoir roulé avec très peu de marge pour reprendre 1'49'' à Richard Sainct (BMW) qui à la veille de l'ultime étape difficile ne possède plus que 2'52 d'avance sur son ex équipier.
" Au kilomètre 150, j'ai hésité sur les indications du road-book et j'ai fait demi tour ! " renchérissait le pilote varois, qui perdait 5 minutes dans cette manoeuvre. Il commettait une petite erreur de navigation un peu plus tard, mais Sainct en faisait de même ce qui remettait les compteurs à zéro.
Respectivement 4ème et 5ème de la spéciale derrière Arcarons, Cox et Meoni ont hypothéqué leurs chances de rejoindre et de dépasser Sainct, puisqu'ils accusent plus ou moins une demi-heure de retard sur le Français de chez BMW qui devra repousser demain l'assaut final des machines autrichiennes. Sainct ou Magnaldi ? - Magnaldi ou Sainct ? les paris sont ouverts !
En auto, la première alerte pour Schlesser sonna dés le dixième kilomètre de la spéciale ! Ensablé le leader du classement général accusait un retard de 5'16'' sur son rival Prieto, auquel il reprenait 4 minutes entre CP1 et CP2 sur 103 kilomètres. A 100 kilomètres de l'arrivée, la Mitsubishi de l'Espagnol semblait avoir repris le commandement, mais une crevaison l'arrêtait dans son élan à 50 kilomètres de l'arrivée !
Finalement, Jean Louis Schlesser était le premier à franchir la ligne d'arrivée, reprenant 6'05 à Prieto qui se trouve ce soir à 26'32 du leader. ! Mais provisoirement, c'est Kleinschmidt qui prend la première place du Scratch devant Schlesser.
Demain dernière chance pour les candidats à la victoire de faire le trou. 433 kilomètres de spéciale avec une dernière difficulté de navigation qui conduira les concurrents au paradis vers Nouakchott ou en enfer ... dans les dunes !